En ces temps de commémoration des Vingt ans de la chute du Mur de Berlin, nos responsables politiques vont de leur petite histoire et nous racontent volontiers ce qu’ils faisaient le 9 novembre 1989 lorsque le Mur de Berlin est tombé.
Nombreux ont été les témoignages. Ainsi, Daniel Cohn-Bendit était à Francfort lorsqu’il a appris la nouvelle et s’est empressé de se rendre à Berlin pour assister à l’évènement. Bruno Le Maire, l’actuel ministre de l’agriculture, était en train de traduire un texte allemand en français lorsqu’il est tombé sur les infos. Quant à Jean-Marc Ayrault, ce dernier était tout simplement à Nantes et avait confié sur le site Internet de Libération, son regret de ne pas avoir été présent.
D’autres personnalités politiques hexagonales ont aussi voulu raconter ce qu’ils faisaient à ce moment précis. Ainsi, notre président de la République avait écrit, sur sa page Facebook, s’être rendu immédiatement, en compagnie d’Alain Juppé, sur Berlin après la lecture de dépêches AFP indiquant que les choses évoluaient sur la capitale allemande.
Nicolas Sarkozy (alors maire de Neuilly sur Seine (Hauts-de-Seine) et député, en novembre 1989 après la chute du Mur de
Berlin) On pourrait se dire qu’il s’agit là d’un récit comme un autre. Or, à y regarder de plus près, il semblerait que Nicolas Sarkozy se soit trompé dans son récit. A première vue,
rien de choquant, après tout l’erreur est humaine ! Sarkozy serait arrivé non pas dans la soirée du 9 novembre – et ce d’autant plus que personne n’avait imaginé et anticipé la chute du Mur
– mais le lendemain.
Toutefois, les choses semblent se corser dans la mesure où d’autres personnes affirment maintenant que Nicolas Sarkozy, alors secrétaire adjoint du RPR, ne serait venu sur Berlin non pas le 10 au matin mais le 16 ! Et c’est là que le bas blesse dans la mesure où le président s’arrange avec la réalité, ce qui est quelque peu minable à mon sens !
En effet, Nicolas Sarkozy – qui n’est plus à un mensonge près ! – pensait une fois de plus profiter de l’incrédulité des gens et se placer ainsi à l’égal des grands de ce monde en faisant croire qu’il a participé à l’Histoire en marche. Mais en agissant de la sorte, Sarko n’obtient le contraire de l’effet recherché. Pire, il se ridiculise une fois de plus en prétendant avoir été présent au soir du 9 novembre !
Personnellement, on se fiche de savoir si celui qui était à l’époque député-maire de Neuilly était à présent à Berlin le 9 ou le 16 novembre, d’autant plus qu’il y ait allé. Mais cette façon de s’arranger avec l’Histoire afin de faire partie des acteurs de l’Histoire montre un certain cynisme de la part du chef de l’Etat qui n’a que pour obsession et souci de redorer son image. Qui plus est, c’est une nouvelle façon de tirer la couverture à lui et d’attirer l’attention (en gros, créer le buzz !)
Aussi, je ne comprends pas trop l’obsession du président de la République mais une telle façon de réécrire l’Histoire et s’arranger avec son Histoire est quelque peu inquiétante ! Mais peu importe, au bout du compte ! Notre monarque-président voulait se faire voir et attirer l’attention ? Hé ben c’est gagné !
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