Je suis pas mal crevé ces derniers temps : les cours, une simulation d’une réunion de Commission au Parlement européen à préparer, mes activités militantes et politiques, cela commence à faire beaucoup et cela commence à se ressentir sur la fréquence de mon blog. Je suis pas mal en retard mais je compte tranquillement revenir à un rythme normal lorsque la charge de boulot sera moins lourde.
Dans l'amphi A de Sciences Po Grenoble, durant la Conférence-débat avec Hervé Morin (photo prise de mon téléphone portable) J’en profite
malgré tout pour revenir sur la visite exceptionnelle d’Hervé Morin à Sciences Po Grenoble, une rencontre que je ne suis pas prêt d’oublier de sitôt.
L’actuel ministre de la Défense et président du Nouveau Centre était venu dans le cadre d’une conférence-débat à propos de la politique de la France en matière de défense et de diplomatie militaire dans un amphi bondé et tout particulièrement surveillé. Ministre oblige en effet, il fallait montrer patte blanche pour pouvoir entrer dans l’amphi A en ayant impérativement sa carte d’étudiant prouvant qu’on était étudiant de Sciences Po Grenoble. Sans ces deux conditions, on pouvait tout dire adieu à la conférence avec Hervé Morin ! Les autres étudiants du domaine universitaire (notamment ceux de Droit de l’Université Pierre Mendès France), l’ont appris à leurs dépens.
Toujours est-il que malgré des conditions de sécurité plutôt draconiennes et le fait que j’avais un entretien avec mon prof à propos de la simulation, j’ai quand même pu entrer à l’intérieur de l’amphi A en cours de conférence. Conférence durant laquelle, Hervé Morin nous expliquait que le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN était une bonne chose et que cela ne remettait en aucun cas, l’Europe de la Défense (qui reste à définir)
Puis est venue la séance des questions et des échanges avec l’amphi. Comme toujours et incorrigible que je suis, j’ai levé la main pour intervenir. Après avoir posé une question sur la Turquie et sur le fait qu’elle se fait toujours menée en bateau, j’ai tout simplement demandé si son parti, le Nouveau Centre, n’était pas un suppôt de l’UMP, surtout quand on connaît le poids de la formation d’ex-centristes de l’UDF rallié à Nicolas Sarkozy au lendemain du premier tour de la présidentielle par rapport au parti présidentiel !
Ma question a suscité bon nombre de réactions souvent hilares ! Il faut dire – et je dois le reconnaître ! – que la question était particulièrement osée et gonflée de ma part. Malgré cela, Hervé Morin s’est défendu en souhaitant souligner les différences qui existaient entre les néo-centristes et l’UMP.
Hervé Morin, ministre de la Défense et
président du Nouveau Centre discutant avec des étudiants de Sciences Po Grenoble, après la conférence (photo prise de mon téléphone portable) Depuis lors, il est fréquent que mes
camarades à l’IEP ou bien au sein du Parti socialiste à Grenoble me rappellent ma question osée à Hervé Morin, beaucoup me félicitant mais certains me reprochant le fait qu’elle était assez
malvenue, le ministre n’étant venu qu’à Sciences Po Grenoble pour parler principalement défense. Mais avec du recul, je ne regrette absolument pas de lui avoir posé cette question impertinente
même si, comme je viens de l’écrire, il est encore fréquent que mes interlocuteurs me rappellent mon intervention, directement ou indirectement d’ailleurs ! Ainsi, Geneviève Fioraso (députée
de l’Isère et adjointe au maire de Grenoble) qui lors de son apparition sur TéléGrenoble (la chaîne locale) ce samedi, a relaté ce fait. Bon, cela ne me gêne pas d’autant plus qu’il faut arrêter
l’hypocrisie voulant qu’on critique nos responsables politiques lorsqu’ils pratiquent la langue de bois et qu’on fasse de même lorsqu’on leur pose des questions, de crainte de les
agacer !
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