Aimé Césaire (1913 - 2008)
Septième édito
Au tout départ, je voulais évoquer dans cet édito, le décès d’Aimé Césaire, ce grand poète et homme
politique français. Mais je me suis rendu compte que quelques lignes ne suffiraient pas pour rendre hommage à cet intellectuel hors pair. Aussi, je vais profiter de mon dimanche pour lui
consacrer un article entier.
Toujours est-il que je n’ai pas de devoirs et de boulot ces temps-ci. Non, non, ce n’est pas une excuse
bidon pour ne rien faire et mettre à jour mon blog mais les partiels arrivent de façon imminente et il faut bien les préparer. Qui plus est, après quelques jours de pause, il est temps de
commencer la rédaction de mon mémoire. A ce propos, j’ai deux entretiens prévus à Paris dont avec… non, je préfère vous faire la surprise mais promis je vous en reparlerai le week-end
prochain.
Pendant ce temps, la politique continue, pourrait-on dire : en effet, les députés de la majorité ne
se semblent plus avoir peur et commencent à s’interroger sur la méthode Sarkozy au point même que certains, comme Georges Tron, n’hésitent pas à exprimer leur déception. Sarkozy cuit pour
2012 ? Alors qu’il y a un an, on dirait que la France venait de s’engager pour dix ans de sarkozysme, voilà qu’une bande d’ambitieux et souvent proche du monarque affiche ses
ambitions : Nathalie Kosciusko-Morizet ou bien encore Xavier Bertrand qui doit penser à Matignon tous les matins en se rasant. Jean-François Copé doit également penser à son avenir politique
tous les matins mais à l’Elysée. En effet, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale s’imagine un destin national. Destin national que s’imagine également un revenant de la politique,
Alain Juppé, qui se voit bien Président de la République dans quatre ans si Nicolas Sarkozy ne se représentait pas. Bref, pendant que le chat n’est pas là, les souris dansent et certaines
s’imaginent à leur tour calife à la place du calife.
Cette agitation des députés de la majorité montre que la droite sarkozyste patine et que le doute
s’installe de plus en plus dans son camp. Alors pour conjurer le sort, l’UMP a bien tenté de faire diversion en exploitant sans scrupules, les déboires judiciaires de Ségolène Royal, mais force
est de constater que la mayonnaise n’a pas pris pour la simple raison que les Français que nous sommes attendons des réponses concrètes et non plus un millefeuilles de promesses.
Des réponses concrètes, la gauche doit en apporter également et même si selon un récent sondage, Ségolène
Royal retrouve grâce aux yeux des Français par rapport à Nicolas Sarkozy, il reste évident que cela ne suffira pas. La rénovation doit se poursuivre et le PS doit être au plus près des attentes
de nos concitoyens. 2012 est encore loin mais en même temps, le temps nous est compté. Aussi, s’il est évident qu’une nouvelle personnalité soit mise à la tête du parti, celle-ci ne peut se faire
l’économie d’un projet, projet qui doit être pensé bien avant l’échéance du congrès de novembre et non après. Dès lors, pour que le congrès des 7, 8 et 9 novembre prochain soit le plus utile
possible, il faut qu’il soit au préalable suffisamment et sérieusement préparé. A ce titre, Ségolène Royal s’est lancée dans l’initiative en ouvrant un site dédié à la préparation du congrès.
Reste alors à savoir ce qu’elle en fera dans quelques mois.
Au prochain édito !
Gilles
PS : pour finir, je vous laisse avec deux parodies des Guignols. La première date de juin 2005 mais
me semble finalement toujours d’actualité. La seconde date du lundi dernier et est un clin d’œil malicieux à mon ami Benoît, qui aura droit, à un droit de réponse de ma part sur son blog à propos
d’une critique que j’ai faite vis-à-vis des centristes.
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