Mercredi 2 juillet 2008

Alain Marleix, secrétaire d'Etat auprès de la ministre de l'Intérieur, chargé des collectivités territoriales. La droite sarkozyste pense déjà aux régionales de 2010. Pour preuve, elle pense à modifier le mode de scrutin afin qu’elle évite une autre branlée comparable aux dernières municipales !

Le principe est simple. Il s’agit de revenir au scrutin proportionnel à un tour comme cela fut la règle entre 1986 et 1998, à une différence près : contrairement à une proportionnelle classique (où les sièges à pourvoir sont distribués en fonction du score réalisé par telle ou telle liste), il s’agirait d’appliquer, selon Alain Marleix, secrétaire d’Etat chargé des Collectivités territoriales et le Premier ministre François Fillon, la prime majoritaire à la liste arrivée en tête. En clair, faire en sorte que l’UMP, si elle arrive en tête puisse obtenir la majorité des sièges face à un PS qui serait contraint de multiplier les alliances afin qu’elle préserve ses chances de conserver la région.

Actuellement, les élections régionales s’organisent sur un scrutin mixte (mélange de proportionnelle et de scrutin majoritaire) à deux tours, suite à une modification de la loi électorale décidée par cette même UMP en 2003 et sous l’égide de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales. A cette époque, il s’agissait – officiellement – de réduire l’audience du Front national et de l’extrême gauche et – officieusement – de se débarrasser de l’UDF de François Bayrou afin de dégager des majorités claires. La droite espérait à l’époque que la nouvelle loi électorale empêcherait le PS et la gauche de présider la majorité des régions. Peine perdue puisse qu’elle en dirige la quasi-totalité !


Carte des 22 régions administratives françaises en métropole. En rose, les régions dirigées par la gauche.

Près d’un an et demi avant le scrutin des régionales, l’UMP lance sa campagne sur fond de tricherie électorale et de manipulations parfois grossières ! Exemple en Rhône-Alpes où dans les rues de Grenoble, on pouvait lire, il y a quelques jours, que les socialistes avaient sacrifié le pouvoir d’achat des rhônalpins en augmentant les impôts ! C’est un mensonge gros comme le monde et cela cache mal toute la mauvaise foi dont fait preuve la droite au pouvoir qui depuis 2002, s’est lancé dans une politique de désengagement de l’Etat dans le cadre des transferts de compétences notamment dans la gestion des personnels ATOS au sein des lycées et collèges, ou bien encore dans celle du RMI et des routes nationales désormais à la charge des départements mais aussi des régions.

Bien au contraire, les régions gérées par les socialistes (seuls ou dans le cadre de coalitions de gauche) montrent leur bonne santé économique et tout leur talent niveau innovation. Pour preuve, je peux évoquer la région Rhône-Alpes où je vis depuis deux ans et qui me permet de partir à l’étranger grâce à la bourse de mobilité Explo’RA Sup qui permet à tout étudiant de bénéficier d’une aide financière. Citons également, l’Ile de France qui se lance dans un ambitieux projet de développement des transports urbains mais aussi la région Poitou-Charentes où les initiatives de Ségolène Royal portent incontestablement leurs fruits et leurs effets.

Les régions sont l’exemple actuel que la gauche au pouvoir vaut bel et bien quelque chose notamment en compensant la politique qui est menée depuis plus de six ans par la droite. Dès lors, le projet de Marleix est bel et bien synonyme de manipulation pré-électorale dans le seul but de limiter la casse et éviter une nouvelle veste ! Mais bon, la droite aura-t-elle le courage d’aller jusqu’au bout de sa logique, d’autant plus que les électeurs que nous sommes n’apprécieront pas tellement ces modifications non dénuées d’arrières pensées politiques ?

PS : pour lire l’article de Libération, cliquez ici :

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mercredi 2 juillet 2008

Quelques minutes avant le lancement de l’édition spéciale de France 3 consacrée à la prise par la France de la présidence tournante de l’Union européenne, le 30 juin dernier. Nicolas Sarkozy est invité dans un contexte tendu par sa réforme de l’audiovisuel public. Un technicien semble ne pas saluer le chef de l’Etat et se dernier se fâche !

Bref, c’est un président de la République égal à lui-même que je vous invite à visionner en cliquant sur la vidéo (et en espérant que Dailymotion ne l’aura pas censurée entre temps !)

Bonne lecture vidéo !


par Gilles publié dans : Actualité politique
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Samedi 28 juin 2008

 Une de Libération du 28 juin 2008. Ce samedi avant de repartir pour Grenoble et soutenir mon mémoire. En naviguant sur le site Internet de Libération, le quotidien de Laurent Joffrin se demandait où était passé le PS. Pour le célèbre quotidien de gauche (?), « les socialistes, accaparés par leur congrès » laissent le champ libre à Sarkozy et à Besancenot, nouvelle égérie de la gauche ! (Je suis mort de rire au passage !)

Où est donc passé le PS ? Cette question, je me l’étais posé il y a quelques mois après la victoire de Nicolas Sarkozy, à une époque où les mouvements sociaux se multipliaient. A ce titre, je me souviens encore du cri de colère de Josiane Balasko, actrice et femme de gauche engagée, qui avait interpellée les dirigeants de la rue de Solférino.

Où est donc passé le PS ? Cela peut surprendre, mais il est là et fait temps bien que mal son boulot d’opposition dans un contexte dominé par un Nicolas Sarkozy arrogant et tellement sûr de lui. Oui, cela peut surprendre car de l’extérieur, on nous sert encore et toujours l’image d’un parti qui est mangé par ses luttes internes et qui se fiche pas mal du sort des Français. Dès lors, on préfère plus vendre cet aspect des choses que de montrer qu’il existe également au PS des gens qui y croient encore et qui bossent tout simplement. Mais bon, c’est comme pour la SNCF : on ne parle que des trains qui arrivent en retard, jamais de ceux qui arrivent à l’heure !

On peut reprocher nombre de choses au PS, notamment qu’il soit plus ou moins inaudible. Toutefois, dire que le premier parti d’opposition ne fait rien, c’est se moquer un peu du monde ! C’est d’ailleurs ce que cherche à faire croire la majorité qui veut se montrer unie dans les réformes engagées ! Cela me fait bien rire car pendant ce temps, on n’insiste que trop peu sur la situation du Nouveau Centre et la Gauche moderne plus ou moins méprisés par l’UMP, cette dernière connaissant également sa guerre de succession. Mais qu’on se rassure, Bouygues, Arnault et Bolloré feront de leur possible pour nous éviter ce spectacle affligeant !

Cela peut surprendre mais, le PS est bien là ! Dès lors, cela m’amuse parce que ceux qui critiquent qui critiquent la prétendue inaction des socialistes sont les mêmes qui ne traitent pas suffisamment et sérieusement du futur Congrès de Reims. Là, où on parle exagérément des querelles de chefs, on pourrait s’intéresser aux 160 000 militants qui ne se tapent dessus, bien au contraire ! A titre personnel, je me ne reconnais pas vraiment dans l’ambiance délétère qu’on cherche à dépeindre et pour preuve, c’est une toute autre ambiance que je retrouve lorsque je suis dans des réunions socialistes.

Aussi, je trouve que mes concitoyens sont un peu schizophrènes vis-à-vis du PS et des socialistes : lorsqu’il ne fait rien, on dit qu’il est en état de mort cérébrale, lorsqu’il fait quelque chose, on dit qu’il n’est pas suffisamment crédible ! Cela est quelque peu agaçant, limite malhonnête surtout venant d’un journal comme Libération qui préfère inviter une snobinarde et ignorante (ce n’est pas moi qui le dit mais elle !) comme Carla Bruni-Sarkozy et dépeindre le PS sous son mauvais jour au lieu de s’intéresser sur le fond des débats relatifs au futur congrès de Reims. Parce que soit qu’on en dise, un débat a bel et bien lieu et des propositions sont même avancées, notamment par Ségolène Royal.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Jeudi 26 juin 2008

Mais que reproche-t-on à Ségolène Royal ?

Cette question, je me la pose depuis plusieurs jours et elle me semble pertinente. En effet, en visitant plusieurs sites et blogs politiques, je reste assez surpris du clivage que provoque l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle entre partisans et adversaires, plus ou moins passionnés. Toujours est-il que Ségolène Royal suscite aussi bien l’adhésion que l’aversion. Mais qui est bien dommage à mon goût, ce sont les remarques plus ou insultantes et imbéciles de certains Internautes à son égard, à chaque fois qu’elle s’exprime.

On peut reprocher des choses à Ségolène Royal. Toutefois, ceux qui se permettent de la dénigrer se distinguent par leurs remarques ô combien constructives ! Aussi, les attaques sur la personne priment sur les idées qu’elle met en avant et je trouve cela de moins en moins supportable !

Que les choses soient claires, je ne suis pas particulièrement partisan de Ségolène Royal. Mais disons que, dans le cadre du congrès et de la rénovation du PS, j’apprécie sa démarche. Une démarche qui consiste avant tout à s’interroger sur l’état et le devenir de notre parti, un parti qui souffre de crédibilité et de manque d’un leadership fort. Dès lors, l’ancienne candidate socialiste poursuit un travail de réflexion qu’elle avait commencé à faire lors de la campagne de 2007. Ses idées et propositions suscitent aussi bien l’intérêt que l’aversion mais à mon sens, cela ne peut être que positif et cela montre que le PS ne doit pas avoir peur de se remettre en question notamment sur bon nombre de sujets !

On peut traiter Ségolène de tous les noms et on peut ne pas l’apprécier mais cela nous interdit pas de la respecter ! Autrement dit, qu’on arrête de la traiter de « cruche », « bécassine » ou autres bêtises de ce genre ! Ainsi, tous ceux qui ne portent pas dans leur cœur l’actuelle présidente de la région Poitou-Charentes doivent, au moins, lui reconnaître une qualité : celle de mettre les mains dans le cambouis !

A l’heure où les Français se rendent compte de la réalité d’un pouvoir sarkozyste de plus en plus arrogant et dévastateur mais qui se désespèrent d’une opposition socialiste dont certains de ses éléments pensent à Congrès pépère sans véritable changement, nous devons être impérativement au côté de nos concitoyens, ce qui suppose un Parti socialiste qui réfléchisse et qui propose concrètement. A ce titre, Ségolène Royal a au moins un mérite : celui d’apporter une réflexion politique sur bon nombre de sujets passés au second plan et malheureusement laissés à la droite : je pense notamment à la nation et l’identité nationale, thèmes qui doivent retrouver une teinture de gauche et progressiste.

Je ne dis pas que tout ce que propose Ségolène Royal est génial et je suis même en désaccord avec certaines de ses idées. Mais attaquer bêtement cette dernière parce qu’elle a le courage de proposer des idées nouvelles et concrètes cache mal la crispation de certains qui aimeraient que le statut-quo prévaut encore et toujours rue de Solférino. C’est bien dommage car au bout du compte, tout le monde profite de la contribution de Ségolène Royal au débat.

par Gilles publié dans : Actualité politique
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Mardi 24 juin 2008

Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR. Je parcourais le net lorsque je suis tombé sur le site de Marianne, le célèbre hebdomadaire tapageur et qui part souvent dans tous les sens. Après avoir un article consacré à Rama Yade, pressentie pour être tête de liste UMP-PPE aux Européennes de 2009 pour la région Ile-de-France (mais cela je vous en parlerai ultérieurement !), je suis tombé sur un papier de Luc Mandret, un jeune bloggeur de 25 ans qui analysait la montée en puissance d’Olivier Besancenot, un des porte-paroles de la Ligue Communiste Révolutionnaire.

Actuellement, le jeune facteur a le vent en poupes, à la grande joie de la droite et de ses médias puisque selon un sondage réalisé par Opinion Way pour Le Figaro, fait figure de meilleur opposant face à Nicolas Sarkozy selon 17% des Français. Il est suivi par Bertrand Delanöe (13%) et de Ségolène Royal, à égalité avec François Hollande (9%) (et j'en cite un au hasard, pas forcément le plus fiable, loin de là !)

Décidément, le leader de la LCR est en pleine grâce ! On ne lui trouve que des qualités, il est le seul à s’opposer à la politique du gouvernement tandis que le PS et ses chefs se chamaillent comme des gosses dans une cour de récréation, c’est bien connu ! Dès lors, l’illusion est parfaite : là où on pense que le PS est atone, c’est la LCR de Besancenot qui assure le service après-vente de la gauche !

Aussi, je m’interroge sur le cas Besancenot et de cette soudaine montée en puissance. Certains analystes politiques considèrent que la mise en orbite du leader de 34 ans a un but bien précis : faire de la LCR un boulet pour le PS afin de l’empêcher de revenir au pouvoir, un peu comme Mitterrand avait favorisé Le Pen et le Front national afin qu’enquiquiner la droite républicaine (bien que je ne sois absolument pas d’accord avec cette hypothèse !) Effectivement, on peut s’interroger sur la soudaine et intéressée médiatisation de Besancenot : il est jeune, il a un discours révolutionnaire, bien loin d’un PS qui se complait dans sa guerre entre prétendants à la succession de François Hollande ! Ainsi, Luc Mandret voit Besancenot un casse-tête pour le PS et considère que si la situation ne change pas, « Sarkozy aura de beaux jours devant lui ! »

Pour être franc, je crois tout simplement qu’on en fait trop avec Besancenot car il y a un intérêt naissant autour du personnage qui est rendu, plus sympa et plus sympathique – au point que Michel Drucker (« Michel, si tu me lis… » (RIRES)) l’ait invitée à « Vivement Dimanche » en mai dernier – il n’en demeure pas moins que l’ancien candidat d’extrême gauche reste bel et bien un écran de fumée ! De fait, que propose Besancenot hormis, une opposition de principes à Nicolas Sarkozy et la révolution ? Rien ! Le facteur de Neuilly-sur-Seine qui se veut le représentant des salariés ne fait en réalité, en raison de son attitude, le jeu de la droite sarkozyte, en refusant tout exercice du pouvoir. Evidemment, c’est facile de cracher sur le pouvoir et ceux qui l’ont exercé mais lorsqu’il s’agit d’accepter le jeu démocratique et la pratique du pouvoir, alors là, il n’y a plus personne !

Le leader de la LCR reste pour moi, une impasse pour la gauche. Toutefois, on aurait tort au PS de le sous-estimer. En réalité, Besancenot profite de la cacophonie apparente qui existe au sein du mouvement socialiste pour émerger et se présenter comme le leader d’une gauche véritable ! Si la gauche républicaine fait encore une nouvelle impasse idéologique comme en 2002 alors la LCR peut devenir un casse-tête en raison d’un pouvoir de nuisance qu’elle n’hésitera pas à utiliser, quitte à faire le jeu de la droite (et donc la soutenir d’une certaine manière). En revanche, si la gauche républicaine – notamment le PS – mène sérieusement son travail de refondation, se montre plus enclin à travailler et à réfléchir et à porter son discours, alors la bulle Besancenot explosera d’elle-même !

A ce titre, Ségolène Royal l’a bien compris et j’aimerais que Bertrand Delanöe ou bien encore Martine Aubry, Pierre Moscovici et les autres en fassent autant !

par Gilles publié dans : Actualité politique
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