Ingrid Bétancourt entourée de ses enfants, Mélanie et Lorenzo à l'aéroport de Bogota, ce
jeudi(www.liberation.fr) Ingrid Betancourt est libre. Enfin libre, après plus de six ans de détention par les FARC. Six ans où elle en a bavé mais tenu bon, ce qui est remarquable chez
elle !
Il faut dire que personne ne s’y attendait et depuis 21h30, les journaux télévisés ne cessent de consacrer des éditions spéciales à cette libération soudaine. La presse n’en est pas en reste et un journal comme le Parisien consacre même quelques pages spéciales à l’évènement.
Ingrid est libre et il faut bien évidemment s’en réjouir. Désormais, la sénatrice colombienne a retrouvé les siens et surtout ses deux enfants, Lorenzo et Mélanie, qui n’ont rien lâché et ont surtout gardé espoir lorsque tout semblait perdu. C’est une mère de famille qui va pouvoir enfin toucher et embrasser sa progéniture en étant une femme libre, c’est le plus beau cadeau qu’on puisse faire.
Ingrid est libre et il s’agit d’une sacrée surprise qui profite avant tout au président de la République de Colombie, Alvaro Uribe. Contesté pour sa politique hasardeuse et ferme vis-à-vis des FARC, il tire incontestablement son épingle du jeu dans la libération de la sénatrice, ce qui fait de lui le grand gagnant de l’histoire. En ayant joué le rôle principal et décisif, il s’assure du soutien d’une très large partie de la population colombienne, le confortant ainsi dans sa guerre anti-FARC. A titre personnel, je n’apprécie guère le président colombien mais je dois reconnaître qu’il a réalisé un coup de poker. En clair, il a été bluffant !
Et la France dans tout cela ? Elle a joué un rôle, cela est évident mais au bout du compte, son rôle a été mineur. Nicolas Sarkozy le sait pertinemment et même s’il essaie de récupérer médiatiquement et politiquement la libération de Betancourt, l’attitude du président de la République ne pourra pas cacher la réalité suivante : notre diplomatie n’a pas joué un rôle déterminant dans la libération d’Ingrid. Le penser, c’est finalement faire injure à l’opinion publique qui s’est mobilisée mais aussi à d’autres pays comme l’Espagne et la Suisse. On n’évoque assez peu ces deux Etats mais leur discrétion a finalement payé et finalement plus efficace que les déclarations tonitruantes et tapageuses de notre cher président. Alors, je vois certains m’accuser d’antisarkozysme et me dire que l’action de Sarkozy a été plus efficace que celle de Chirac. Dès lors, je ne sais pas si Nicolas Sarkozy se montre sincère mais il devrait se garder de toute tentative de récupération politique dans un contexte où les Français doutent du bien fondé de sa politique.
Mais l’heure n’est pas à la polémique ! Une femme vient d’être libérée et de retrouver sa famille et cela vaut beaucoup plus que tous les arrières pensés politiques. Néanmoins si Ingrid est
libre, il faut également penser aux autres otages et pas seulement ceux qui sont aux mains des FARC. A ce titre, Ingrid Betancourt a lancé un appel pour qu’on ne les oublie pas. Car si on se
réjouit de la libération d’Ingrid, il faut se rappeler que des centaines voire des milliers d’otages n’ont pas cette chance !
PS : Maintenant, qu’elle est libre, je veux symboliquement retirer la photo que j’avais mise en page de présentation sur mon blog !
Je viens d’apprendre, sur le site internet du Monde, la libération d’Ingrid Bétancourt,
otage des FARC depuis le 23 février 2002.

Le "Lider Maximo",
Fidel Castro. Hier, Fidel Castro a annoncé son intention de ne plus briguer la présidence cubaine. Ainsi, quitte-t-il le pouvoir après un demi-siècle de pouvoir sans
partage.
Un demi-siècle où il aura humilié les
Etats-Unis. De Kennedy à Bush fils, en passant par Nixon, Reagan et Clinton, les présidents des Etats-Unis successifs auront tenté de le renverser, de l’asphyxier, sans résultat malgré la très
forte présence de la diaspora cubaine présente notamment en Floride.
Fidel Castro en
compagnie de son frère Raul qui assure l'intérim depuis juillet 2006 et qui le succède au pouvoir. Fidel Castro est un homme charismatique et qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il
faut bien reconnaître que c’est quelqu’un de spécial. Un homme aux facettes multiples, révolutionnaire dans l’âme même si le pouvoir l’a un peu embourgeoisé. Un homme capable de faire des
discours interminables – avant lui, le Turc Mustapha Kemal Atatürk en faisait autant ! – tout en tenant tête aux Etats-Unis.
Le sénateur démocrate, John Edwards (
L'ancien maire de New-York, Rudolph Giuliani. Côté républicain, Rudolph
Giuliani avait tout misé et a tout perdu. A titre personnel, je pense que l’ancien maire de New-York n’a pas fait campagne, préférant tout concentrer sur la primaire de Floride pensant que cet
Etat serait la rampe de lancement de sa bataille pour la conquête de la Maison Blanche ! Enorme erreur à mon sens, d’autant plus que Giuliani avait finalement un profil – en apparence – de
centre-droit dans la mesure où il défendait l’avortement, ce qui passe très mal dans l’Amérique conservatrice.
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